La vision de Phila

Les raisons d’une vision pour l’Église

Nécessité de la vision

Jésus ne laissa pas de modèle d’église à reproduire. Il établit cependant les grands principes et les lois de la construction de ma propre vie en particulier, et de l’Église en général. Il faut donc s’en forger une juste conception, par l’Écriture (révélation de la Parole) et l’Esprit (aspect visionnaire).

Quand la vision de ce que doit être l’Église, fait défaut (Proverbes 29.18), deux grands leurres la menacent. Elle peut sombrer dans la folie des nouveautés ou du laxisme, pour y trouver raccourcis, méthodes et autres courants en vogue. Comme elle peut, à l’opposé, se rassurer du passé, s’attachant au carcan des traditions, s’enfermant dans le formalisme, la routine. Quand elle a une vision claire, ses cibles sont précises, ses stratégies définies. Alors, ses vrais combats peuvent être livrés et remportés.

Le peuple de Dieu a besoin de bergers pour le conduire vers un cap, avec une vision qui détermine ses objectifs et ses services. Toute œuvre inscrite dans la vision de l’Église ne saurait être une œuvre ou une ambition personnelles.

La vision du royaume de Dieu

Le bâtisseur de la maison de Dieu n’oublie jamais sa priorité : établir le royaume de Dieu dans les cœurs (Matthieu 6.33). Il doit donc poursuivre de nobles buts, acceptant toutes les exigences divines aux standards élevés (Deutéronome 18.14b).

Alors mû par ces mobiles, il court comme l’athlète et accepte avec joie effort et discipline (1Corinthiens 9.25), souffrances et renoncement (Matthieu 16.24 ; 2Timothée 4.5). Malgré le talent et des capacités hors normes, tout champion sait bien que les médailles et les performances ont un prix : celui du travail persévérant, voire du sacrifice.

 

Les cinq éléments de notre vision

Notre Église n’est dirigée ni à l’aveuglette, ni au gré des circonstances. Ses pasteurs savent discerner où elle en est et où ils doivent la conduire. Toute activité ecclé­siale correspond nécessairement à l’un des cinq éléments qui composent sa vision.

Honorer la personne de Dieu

Notre vie personnelle et communautaire doit glorifier le Seigneur, l’aimer et l’honorer. Cette relation d’amour (Marc 12.30) implique intimité, prière, adoration… mais aussi sainteté, obéissance, service…

Dieu nous demande, dans les dix commandements, de lui accorder la première place (Exode 20.1-7 ; Matthieu 22.37-38). Mais nous pouvons être assurés qu’il honorera toujours ceux qui l’honorent (1Samuel 2.30).

La communion fraternelle

Elle commence par la vie de famille, au foyer (1Timothée 3.5, 12 ; 5.8).

L’Église -mon identité, l’appartenance à la maison royale- est ma famille spirituelle, unie par le ciment de l’amour, par la force du pardon et le lien de la paix, dans ses relations fraternelles.

Le chrétien ne peut s’isoler (Psaume 133, Psaume 122.1). Le Père, dans sa maison (l’Eglise), rassemble des gens de couches sociales, de cultures ou d’origines si différentes (Apocalypse 5.9b ; Ephésiens 2.19).

L’école de disciples : formation et enseignement

L’enfant de Dieu connaît deux grands pédagogues qui le façonnent sans cesse : le Saint-Esprit et la vie. Mais il ne faut pas oublier également que le but des ministères est de “former Christ” en chacun (Galates 4.19), par la Parole qui unit (même doctrine ou credo, enseignement, formation, mise en pratique) et mène le disciple à la maturité en Christ.

Ce que je sais de Dieu par la Parole, ce que je crois et accepte de mettre en pratique, détermine mon style de vie. Le Livre est le message d’amour, la force de l’Église, la Bible vivante enseignée en chaire, préparée avec les leaders, partagée en groupe de maison, méditée pour soi, lue en famille (Deutéronome 6.6-9), vécue au quotidien, partout.

La manifestation des dons reçus

L’appel reçu -don, ministère, diaconie- se révèle, s’exerce, est jugé, testé dans le cadre de l’Église (1Corinthiens 14.29 ; 1Timothée 3.10). Le chrétien est un serviteur utile aux frères, à sa génération (Matthieu 25.14 ; 1Pierre 4.10).

Ainsi, l’Eglise, solide assemblage de serviteurs qui donnent et qui se donnent, sera une source de bénédictions comme le fut Abraham (Genèse 12.2).

La mission d’évangéliser

L’Église obéit à la mission suprême, le 11e commandement : annoncer à sa génération, l’amour de Dieu manifesté en Jésus. Propageant la bonne nouvelle de l’Évangile, partout (Marc 16.15) et consciente de la nécessité de l’évangélisation, elle la rend possible par sa générosité financière et son témoignage. Parler du Sauveur, aimer les perdus, est signe de bonne santé spirituelle.

Cette vision commune est une passion qui motive chacun ! Mais notre façon de témoigner, d’évangéliser ne peut être stéréotypée. Dieu a distribué à ses serviteurs des talents, et des dons différents car les cibles sont variées et multiples. Pourtant, c’est toujours une même vision, une même passion qui motive chacun, car l’évangélisation, c’est l’affaire de toute l’Église. Et partout, à la maison, dans le quartier, sur le lieu de travail, dans les transports… Un style de vie, tout simplement, pour faire connaître Jésus (1Corinthiens 9.16b).