"
Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître, car la richesse se fait des ailes" (
Proverbes 23.5).
Deux verbes, pour la vie
Avoir et être, que nous conjuguons dans le quotidien, sont les deux verbes les plus usités de la langue française, servant d'auxiliaire à tous les autres verbes. Ils régissent notre existence, se livrant, parfois, un combat farouche, sur le champ de bataille de notre cœur.
La puissance du verbe "avoir"
Le verbe avoir exerce une suprématie éclatante, dans nos sociétés. Gourou ensorceleur, il règne sur les milliards de membres de la secte la plus importante au monde, qui reste fascinée et asservie par sa puissance.
Ses adeptes viennent offrir une quantité considérable d'argent dans ses temples, lieux magiques et propices aux jeux de hasard, machines à sous, loteries et autres promesses de gain… Ils jouent leur fortune à la Bourse, pour augmenter leur capital. Ou bien ils se rendent esclaves de l'idole du travail : voulant posséder, ils sacrifient sur son autel, santé, vie de famille, et même leur âme. Ou bien encore, ils sont prêts à voler, tuer ou mourir, pour ce dieu qu’ils vénèrent...
Préférons le verbe "être"
Mais dans l’Évangile, Jésus, qui se présente comme le "Je suis" (Jean 8.58), enseigne la force du verbe être. Lui qui n'avait "pas un lieu où reposer sa tête", n'est pas impressionné par ce que l’on peut posséder. Il déclare même que la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, serait-il dans l'abondance (Luc 12.15).
Alors, faites du verbe être, votre richesse. Qu'importe si, pour l'instant, vous avez un vieux costume, du moment que vous êtes un homme neuf et pur, à l'intérieur ! Ce qui compte, c'est ce que vous êtes à ses yeux, et ce que vous êtes devenu, en venant à lui : une créature nouvelle, transformée par son amour (2Corinthiens 5.17).
Mon choix personnel
Dieu m’a béni de toutes sortes de bénédictions, mais je ne veux m'attacher qu'à celles qui sont éternelles. Je sais que je n'emporterai rien de ce que je possède ici-bas. Avant tout, je désire être. Être vrai, être à la ressemblance de Jésus, le cœur obéissant et rempli d’amour.