Joseph est devenu le gouverneur de l'Egypte (41.37-48). Pendant sept années, le pays connaîtra une grande abondance, une grande fertilité. Puis viendront après elles, sept autres années de famine qui consumera tout le territoire (41.29-30).
Avant les années de famine, deux fils naquirent à Joseph, il va leur donner à chacun un prénom significatif.
Manassé, le premier-né
Le nom vient d'un mot qui signifie "oublier". Ce choix est plus que symbolique : c'est une réalité, une victoire que Joseph veut traduire : "Dieu m'a fait oublier…".
Oublier peines, misère et tout le mal que ses frères ont pu lui faire : voilà l'intention et la déclaration de Joseph. Nous comprenons par là l'importance du pardon.
Avant tout, pardonner c'est oublier définitivement les offenses subies et la tristesse qui les accompagne. C'est le fondement-même du christianisme : "Pardonnez et vous serez pardonnés" (Matthieu 6.14-15, Éphésiens 4.31-32, etc.). Dans l'ordre divin, Manassé (ou le pardon) vient en premier. C'est l'étape inévitable qui précède et prépare la bénédiction.
Ephraïm, le cadet
Ensuite peut venir la bénédiction. Car le second fils sera appelé d'un nom qui signifie "fertilité, abondance". Joseph s'exclamera à sa naissance : "Dieu m'a rendu fécond dans le pays de mon affliction".
La leçon est claire. Dieu nous bénit quand nous avons réglé toutes nos dettes : les nôtres à son égard, celles des autres envers nous. C'est alors que nous pouvons être des "Ephraïm", c'est-à-dire porter beaucoup de fruit…
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Curieusement, le nom de Joseph inclut ces deux significations : "Que Dieu ôte" et "Que Dieu ajoute".
Déjà, le père de Manassé et d'Ephraïm réunissait en lui-même ces deux aspects si importants : que Dieu ôte mon amertume pour me remplir de sa plénitude !
Colossiens 3.13b
De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.