1) Comment avez-vous rencontré le Seigneur ?
J'ai grandi dans une famille chrétienne, et j'ai toujours connu Jésus. Mais à l'âge de 12-13 ans, je fus baptisé du St Esprit et ma vie opéra un tournant. Je suis devenu courageux, de timide que j'étais, comme il est écrit dans la bible « Vous recevrez la puissance du St Esprit et vous serez mes témoins ! ».
Plus tard, je me suis beaucoup intéressé à la philosophie et à la théologie, parce que j'avais besoin de trouver des réponses pour ma vie. Mais tout est devenu encore plus confus ! Et puis un jour, j'ai été touché par le passage des ecclésiastes qui dit que tout n'est que néant. J'ai alors compris que je pouvais faire un tas de choses de ma vie, mais que s'il n'y avait pas Dieu, tout serait vide.
2) D'où vient votre vision pour la jeunesse, pour l'Europe ?
Lorsque j'étais adolescent, j'avais l'Europe très fortement à cœur. C'était très curieux parce que personne n'en parlait à ce moment, aucun de mes amis n'était intéressé par la mission ! En plus, la Norvège ne fait pas partie de l'Europe, elle se tient à l'écart ; cet intérêt que j'avais dans le cœur ne pouvait venir que de Dieu !
A 20 ans, j'ai commencé un groupe de rock et avec quelques amis. Nous avons entrepris plusieurs tournées à travers l'Europe, allant de bars en bars, parlant de Dieu. A l'âge de 22 ans, mon pasteur me proposa de devenir leader du groupe de jeunes, à moi qui n'avais jamais eu l'idée de prêcher !! Même là, j'ai organisé des circuits à travers toute l'Europe.
3) Parlez-nous de la concrétisation de votre rêve pour la jeunesse (à savoir ces deux organisations de New Generation et Jesus Revolution).
J'avais une passion pour la jeunesse et en 1996, nous avons lancé New Generation, un programme destiné à atteindre les étudiants dans les écoles. Nous ne voulions pas faire le travail, mais seulement fournir des outils aux jeunes chrétiens pour les aider. Cela a commencé par un petit groupe, puis s'est rapidement étendu au pays et même à l'étranger. J'allais de groupe en groupe en répétant encore et toujours : « Ton école est ta responsabilité ! ».
Avec Jesus Revolution, ce fut différent ! La vision était d'entrée de toucher toute l'Europe, et pas de se limiter seulement à notre pays.
4) Pourquoi l'évangélisation par les arts ?
Lorsque l'on voit Jesus Revolution de l'extérieur, on a l'impression que c'est des spectacles, des chorégraphies… Mais c'est bien plus que ça ! Le but, c'est de lever une armée, de former au discipulat, de mobiliser la jeunesse et d'évangéliser les jeunes européens. Les arts ne constituent pas un but en eux-mêmes, c'est seulement un moyen moderne de répandre l'évangile, mais sûrement pas une béquille indispensable. Mais nous avons une langue, des mains, des pieds ; c'est tout ce dont on a besoin !
5) Comment formez-vous des pionniers ?
Nous travaillons avec les jeunes, auxquels nous donnons de très grosses responsabilités. Par exemple, nous avons envoyé un petit groupe de jeunes de 18 à 23 ans pour implanter Jesus Revolution à Marseille. Ils ne parlaient même pas le langage !!! Il a fallu l'apprendre !
Quand j'étais jeune, on a cru en moi. C'est pour cela qu'aujourd'hui, je peux faire confiance aux autres !
Nous croyons que les jeunes ont un potentiel, que Dieu veut les utiliser et nous ne devons pas les traiter comme des enfants ! Et puis, c'est une joie de libérer la créativité dans la jeunesse !
6) Leader européen, vous devez être familiarisé avec les pays de ce continent ! Pouvez-vous dire quelques mots de la France ?
Très souvent, on n'a pas une très bonne opinion de la France à l'étranger. Mais nous avons eu une très bonne expérience dans notre ministère. La base française de Jesus Revolution est, après celle de Norvège, notre groupe le plus dynamique ! Il y a environ 25 personnes qui y travaillent et le leader a 21 ans. Cette année, ils ont en projet une tournée dans environ 150 églises, dans et hors de France.
Il faut amener la révolution !!!