Il y a deux manières de donner. Soit vous prélevez sur ce qui vous reste en fin de mois, de votre surplus, une fois toutes vos dépenses prises en compte. Soit vous donnez au début, en prenant sur la totalité de votre salaire, avant d'avoir estimé vos dépenses du mois.
Ceux qui agissent selon le premier exemple ne sont pas nécessairement avares ou peu généreux. Ils suivent un principe différent, se considèrent responsables de leur propre bien-être et de celui de leur famille avant tout. Ils sont heureux de donner ensuite pour l'œuvre du Seigneur ce qu'il leur reste. Le problème avec ce genre de raisonnement, c'est que votre générosité ne peut jamais excéder votre capacité à pourvoir à vos besoins et à ceux de votre famille. Dès que vous vous trouvez dans une passe difficile et que votre situation financière devient précaire, votre générosité se met en veille ! Or Dieu dit qu'il souhaite que vous "donniez avec joie", mais si votre cœur n'est préoccupé que par vos efforts à subvenir à vos besoins personnels, comment ferez-vous pour répondre à l'appel divin à donner généreusement ?
Par contre ceux qui donnent en prenant sur la totalité de leur salaire savent que Dieu possède et contrôle tout, aussi ne craignent-ils pas d'investir dans son entreprise à lui, avant de s'occuper de leurs propres affaires.
Les premiers ont des difficultés avec ce genre de raisonnement. Ils ont entendu bien des sermons à ce sujet, ils ont lu les versets correspondants et ont écouté attentivement les témoignages de ceux qui ont l'habitude de donner généreusement et que Dieu a bénis richement. Mais ils ont des familles à nourrir et à élever, des retraites à établir, des actions en bourse à gérer... Aussi ont-ils peur de ne pas pouvoir joindre les deux bouts, s'ils donnent d'abord pour l'œuvre du Seigneur.
La peur a le pouvoir de vous faire agir à l'encontre de votre foi et de vos principes, de vous rendre irrationnel. N'est-il pas raisonnable de faire confiance à Dieu pour gérer votre situation financière, puisqu'il possède déjà tout ? N'est-il pas raisonnable de faire confiance à Dieu puisque vous êtes incapable de contrôler votre situation future ? N'est-il pas absurde de votre part de faire confiance à Dieu pour votre destinée éternelle, mais pas pour accepter qu'il soit votre partenaire financier ?
Bob Gass, SPPA 25 mars 2006,
avec l'aimable autorisation du Topchrétien