Un chemin tracé dans le désert...
J'ai toujours considéré Dieu comme un Père en qui j'ai le plus confiance. Pourtant, il m'est arrivé de douter de lui dans le désert que fut pour moi, l'obtention du permis de conduire.
Le jour de l'examen, convaincue de l'avoir, je me présentai sans trop me soucier du résultat. Mais à peine le parcours commencé, je ressentis un stress que je ne sus gérer, perdant les commandes de la voiture. Un choc pour moi et le début d'un long combat qui allait durer deux longues années...
La fois suivante, j'avais imploré la grâce de Dieu dans le jeûne et la prière, pour avoir la paix pendant l'examen. Mais ce fut le même scénario. Déçue, je commençai à en vouloir à Dieu inconsciemment, ce qui eut une forte répercussion sur mon mental et ma vie spirituelle. Le permis - examen minime en soi - devint à mes yeux une montagne infranchissable.
Or Dieu me parlait par différentes prédications et c'est par étapes qu'il opéra son miracle...
Je passai une troisième puis une quatrième fois ! Quoique libérée du stress, je fus recalée de peu, ce qui fut douloureux. A chaque échec, Dieu m'apprenait la patience et la persévérance, me faisant mûrir. J'étais inquiète au sujet de mon cinquième passage, car échouer signifiait repasser le code.
Pourtant Dieu, par un don spirituel, me fit comprendre que dès le début, mes prières montaient vers lui, telles des coups de marteau portés sur un mur qui finirait par s'écrouler. Un dimanche, dans un pas de foi, je répondis à l'appel lancé suite à une prédication sur le désert. La semaine suivante tout s'accéléra. Je fus présentée à l'épreuve sans m'y attendre. Sous pression, impuissante, je remis tout entre les mains de Dieu qui disposa des conditions et m'accorda ce permis.
Ainsi, j'ai compris qu'au désert, deux issues sont possibles : continuer d'avancer et à coup sûr, on finit par en sortir plus fort ; ou, à l'opposé, baisser les bras mais on y laisse la vie ! Dieu qui est fidèle, ne nous place jamais dans le désert sans y avoir tracé un chemin. Et là, il nous enseigne...
Ruth Yapoga