Un pas de foi, pour Dieu et mon foyer !
Une promotion qui m’amena à des déplacements professionnels à l’étranger, eut une répercussion sur ma vie familiale et spirituelle. Analysant la situation, je criai au Seigneur, mais rien ne changea. Aucune de mes propositions d’amélioration ne put aboutir, mes supérieurs hiérarchiques ne se sentant pas concernés par mon problème. Pour moi, c’était clair : mieux valait perdre un emploi au salaire motivant que détruire mes relations avec Dieu et avec ma famille.
Je proposai ma démission, tout en menant à leur terme les missions qui m’avaient été assignées auparavant. Les gens me prenaient pour un fou de n’avoir pas voulu mentir en "maquillant" un licenciement avec indemnités de départ, mais je ne voulais laisser aucun accès à l’ennemi. J’avais la paix, sachant que le Seigneur gardait le contrôle d’une situation qu’il fallait que je lui remette. Je démissionnai sans avoir d’autre contrat par ailleurs, ce qu’il ne faut jamais faire, à moins d’être spécialement conduit par le Saint-Esprit.
Or le Seigneur pourvut, après m’avoir permis d’être à son écoute pendant trois mois. Temps où je lui demandai pardon pour n’avoir pas été attentif à son conseil, dans certains choix de ma vie en général ; temps où je me consacrai à nouveau pour tout laisser dans ses mains ; temps de paix, parfois de doute quand, par moment, j’étais tenté de trouver mes solutions à moi. Le Seigneur m’avait donc arrêté dans ma folie, m’aidant à mettre de l’ordre dans ma vie, me redonnant des forces et une vision renouvelée...
Aujourd’hui, j’ai rejoint une autre entreprise où, dans un état d’esprit totalement différent, j’aborde le travail sous l’angle de mes deux priorités, désormais établies : accorder du temps à mon Dieu et à ma famille.
Comme quoi, toutes choses concourent à notre bien, quand nous aspirons à aimer davantage, en nous rapprochant du Seigneur et de nos bien-aimés, Alléluia !
Yves Ezui