Saul de Tarse, le grand persécuteur des premiers chrétiens, "
ravage l'église, pénétrant dans les maisons, en arrachant hommes et femmes et les faisant jeter en prison" (
Actes 8.3). Sur la route en approchant de Damas, il rencontre Jésus. Aveugle, on le conduit dans la ville. Là, le Seigneur s'adresse à Ananias : "
Va... cherche... un nommé Saul de Tarse. Car il prie" (
v 11).
Ce détail capital montre la nécessité de la vraie prière et ce qu'elle apporte.
La transformation
Cet homme s'est jeté aux pieds de Jésus. Le loup (
Actes 9.1-2) est changé en agneau. Saul ne sera plus jamais le même : à genoux, il deviendra l'Apôtre Paul. Son formidable travail, ses victoires, il les préparera dans une vie de prière intense.
Quand nous prions, nous dépendons du Maître, lui permettant de nous transformer : nous faisons des progrès à genoux, par sa grâce.
Le meilleur départ
Paul commence la vie avec Christ par un jeûne de trois jours (
Actes 9.9).
A la nouvelle naissance nous recevons l'Esprit d'adoption, par lequel nous commençons à parler à notre Père. Puis la prière sera aussi, avant toute action, de chercher sa volonté et sa capacité pour accomplir la tâche.
Le ciment de la communion fraternelle
Ananias peut s'approcher de Saul. N'est-il pas son frère, puisqu'il prie Jésus (
Actes 9.17) ?
Prier nous rapproche les uns des autres, renforçant donc notre communion fraternelle. La meilleure chose à faire en famille, n'est-ce pas de nous adresser ensemble à notre Père céleste !
L'intervention divine
Dieu envoie Ananias pour exaucer Paul qui prie. Au chapitre suivant, Pierre viendra pour Corneille, car Dieu "
s'est souvenu des prières et des aumônes" de ce soldat romain (
Actes 10.4).
Notre prière permet à Dieu d'agir : nous prions, car nous savons qu'il nous exauce.
Ainsi, la prière agit sur nous-mêmes comme sur notre entourage, et touche le cœur de Dieu.
Paul Ettori
Luc 18.1 Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu'il faut toujours prier, et ne pas se relâcher.