Ce qui frappe le plus dans l'attitude du centenier, c'est sa foi dans la puissance de la parole de Jésus. Il fait dire au Maître : "Dis un mot, et mon serviteur sera guéri" (v 7).
Voilà ce que nous retenons. Mais ce n'est pas là seulement que réside "une aussi grande foi" (v 9).
L'humilité du centenier
A deux reprises, le soldat romain exprime son indignité. Celle de recevoir Jésus sous son toit (v 6), comme celle d'aller en personne vers lui (v 7).
Il doit connaître l'Ecriture : "Dieu résiste aux orgueilleux" (Jacques 4.6). Quand le Seigneur ne résiste plus, c'est qu'il donne ! La foi empreinte d'humilité est celle qui reçoit.
La dépendance de la foi
Pour la guérison de son serviteur, le centenier est dépendant d'un simple mot de Jésus. Sa foi n'est pas une pièce ni un jeton dans la machine automatique divine qui reçoit selon ses propres désirs. Au contraire ! Cet homme montre qu'il se soumet totalement à la souveraineté du Seigneur.
Job l'avait bien compris, lui qui, dans son épreuve, acceptait la volonté de Dieu (Job 2.10 ). De même nous ne pouvons prétendre "mériter" qu'il nous accorde ceci ou cela (v 4b), car tout est grâce imméritée de sa part.
Notre grande foi sera toujours petite !
Un pasteur présente à Moody une paroissienne d'une "grande foi". Celle-ci corrige : "J'ai une petite foi en un grand Dieu".
La grande foi -celle qui transporte les montagnes- a la taille d'un petit grain de moutarde, dit Jésus (Matthieu 17.20 ).
Ainsi en est-il du "levier" de la foi. Quoique faible et léger, il soulève de lourdes charges car il s'appuie sur le socle des promesses véritables de la Parole de notre Dieu.
1Jean 5.14
Nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.